J’ai laissé Claude écrire mes carrousels et j’ai corrigé leurs hooks

Claude Code a produit mes carrousels à partir de mes appels et rendez-vous. Les idées étaient intéressantes, mais leurs hooks restaient trop génériques. Voici le principe utilisé pour les améliorer.

Regarder la vidéo sur YouTube · 12 min

Cette semaine, j'ai laissé Claude Code produire et publier mes carrousels Instagram. Il a choisi les sujets en se basant sur mes réunions et mes appels de la semaine. Les sujets étaient bons. Les idées avaient de la valeur. Je me suis dit que mon audience pouvait être intéressée par ce genre de contenu. Et puis j'ai regardé la première slide de chaque carrousel. Je n'avais aucune envie d'aller plus loin.

Ce n'était pas un problème d'idée, mais un problème de hook. Ce que j'ai observé en retravaillant ces contenus touche à quelque chose de plus large : en 2026, un teasing vague généré par l'IA ne suffit plus à donner envie de lire. Si tu ne règles pas ce point, ton contenu Instagram, YouTube ou même tes VSL peut passer à la trappe.

L'accroche générique ne donne plus une raison suffisante de s'arrêter

ChatGPT a commencé à produire ce type de hooks, puis tout le monde s'est mis à les utiliser. « Les 3 secrets qui expliquent pourquoi ton offre ne marche pas alors que chez quelqu'un d'autre, si. » « La cap secrète que 99 % des entreprises en ligne ne regardent pas. » « Les trois étapes du recrutement qui te feront arriver à 100 millions demain. »

J'ai trop souvent pris le temps d'écouter des personnes que je ne connaissais pas présenter leurs « secrets », avant de constater que le contenu ne m'intéressait pas, ne m'était pas utile ou passait à côté du sujet. À force de voir les mêmes formules, je ne m'arrête plus sur ce type de hook.

Ce n'est pas nécessairement une question de qualité du contenu derrière la première slide. C'est une question de promesse. Si tu ne m'assures pas rapidement que ce que tu vas partager me concerne et m'intéresse, je ne vais pas te donner mon temps. Cette logique compte particulièrement pour quelqu'un qui ne te connaît pas.

Une personne qui me connaît déjà et sait quelle valeur je peux apporter peut décider de lire malgré une première slide faible. Quelqu'un qui ne me connaît pas, ne me connaît pas assez ou ne me fait pas encore confiance risque de ne pas s'arrêter.

Le principe qui remplace le teasing : montrer la conclusion avant le chemin

L'idée centrale est simple : montre le résultat avant de montrer le chemin. Au lieu de promettre de présenter ta meilleure recette de gâteau au chocolat, montre directement le gâteau.

Une partie de ton audience peut se dire qu'elle obtient déjà le même résultat et rester pour découvrir ta manière de l'expliquer. Une autre peut constater qu'elle ne procède pas du tout ainsi et vouloir comprendre comment tu y es arrivé. Une personne qui ne connaît pas encore le sujet peut simplement vouloir apprendre comment obtenir ce résultat.

Ces réactions deviennent possibles parce que le résultat est visible. Quand je partage une réflexion, ce résultat correspond à la conclusion de ma pensée.

Donne d'abord la conclusion de ta pensée pour que l'inconnu puisse déterminer rapidement si le sujet l'intéresse.

L'inconnu comprend ainsi de quoi tu vas parler et peut décider s'il souhaite poursuivre. C'est une manière de donner avant de demander du temps et de l'attention.

1. Donne la conclusion de ta pensée, pas seulement sa promesse

Quand tu partages une réflexion, ton résultat est sa conclusion. Dans mon cas, sur le carrousel consacré au chiffre facturé et au chiffre encaissé, Claude avait écrit : « 5 ventes à 900 €, 4 500 € contractés, 750 € encaissés, voilà comment un business meurt en silence. »

Je savais ce qui allait être développé dans le carrousel parce que je connaissais le sujet. Pourtant, cette première slide ne me donnait pas envie d'aller plus loin. Nous l'avons retravaillée ainsi : « Regarder ton taux de closing et ton chiffre d'affaires facturé peut couler ta boîte. Si tu ne regardes pas ce que tu encaisses, vraiment, tu es déjà mort. »

Le sujet devient immédiatement identifiable : il s'agit de piloter son business avec ce qui est encaissé plutôt qu'avec ce qui est seulement facturé. Le lecteur peut savoir si cette réflexion l'intéresse.

2. Si l'enjeu n'est pas évident, tourne la conclusion en question

Une question peut ouvrir une boucle et aider à donner envie de poursuivre. Sur le carrousel consacré à l'offre et à l'audience, la version initiale disait : « Une offre moyenne sur une audience chaude bat une offre excellente sur une audience froide. Tu passes 80 % de ton temps à polir ton offre. C'est rarement là que la conversion se gagne. »

Ce n'était pas une mauvaise formulation, mais nous l'avons remplacée par : « Si ton business marche, c'est grâce à ton offre ou à ton audience ? La plupart répondent : mon offre. En vrai, on achète surtout parce que l'on te fait confiance. »

La question fait apparaître la réflexion dès la première slide. Une offre peut sembler excellente lorsqu'elle est proposée par une personne qui a construit une audience qui lui fait confiance, puis ne pas fonctionner de la même manière sur du trafic froid.

3. Mets le contexte dans les éléments autour de la phrase principale

La conclusion seule ne suffit pas toujours. Sans contexte, elle peut ne pas être parlante. Mais ce contexte n'a pas besoin d'être entièrement empilé dans la phrase principale.

Le sous-titre, la surligne et les autres éléments affichés autour du carrousel peuvent apporter les informations supplémentaires. La phrase principale reste ainsi visible, tandis que le lecteur peut récupérer rapidement le contexte nécessaire.

Claude m'a aussi proposé des formulations longues, chargées d'informations. En prenant le temps de les décortiquer, je pouvais comprendre ce qu'elles voulaient dire. Mais quelqu'un qui ne me connaît pas ne prendra pas forcément ce temps. Si l'idée demande trop d'efforts pour être comprise, il faut retravailler la formulation et déplacer une partie du contexte.

Ce que ça donne sur des exemples concrets

Le premier carrousel portait sur le pilotage financier d'un business. La version initiale disait : « 5 ventes à 900 €, 4 500 € contractés, 750 € encaissés, voilà comment un business meurt en silence. » La version retravaillée devient : « Regarder ton taux de closing et ton chiffre d'affaires facturé peut couler ta boîte. Si tu ne regardes pas ce que tu encaisses, vraiment, tu es déjà mort. »

La nouvelle version annonce directement la conclusion. Le lecteur comprend qu'il sera question de la différence entre le chiffre facturé et le chiffre encaissé.

Le deuxième portait sur le dilemme entre investir dès maintenant dans son équipe pour aller plus vite ou progresser plus lentement avec son équipe actuelle. La version initiale disait : « Pour faire 100 millions, tu as deux options. Te staffer comme un 100 millions maintenant ou y mettre 10 ans. » La formulation était difficile à comprendre.

La version retravaillée dit : « Recruter maintenant pour aller vite ou y mettre des années avec ton équipe actuelle. Attendre d'avoir le cash te garde exactement à ton niveau actuel. »

Le dilemme devient plus clair. Il s'agit de décider s'il faut investir maintenant dans la structure nécessaire pour aller plus loin, même sans avoir encore le chiffre d'affaires visé, ou avancer petit à petit en acceptant que cela prenne davantage de temps.

Le troisième portait sur l'offre et l'audience dans la performance d'un business. La question « Si ton business marche, c'est grâce à ton offre ou à ton audience ? » fait apparaître le débat dès le départ. La suite apporte la conclusion : la confiance construite auprès de l'audience joue un rôle déterminant.

Dans les trois cas, les sujets et les idées de fond sont restés les mêmes. Nous avons surtout retravaillé leur présentation sur la première slide.

Les trois erreurs qui affaiblissent un hook

1. Le teasing vague

L'IA génère facilement des hooks qui promettent sans préciser le sujet : « le secret que personne ne te dit », « les 3 étapes pour aller à 100 millions » ou « la cap secrète que 99 % des entreprises ne regardent pas ».

Ces formules ne me donnent plus envie de m'arrêter, parce que je les ai trop vues et qu'elles ne m'indiquent pas si le contenu sera utile pour moi. En 2026, avec la quantité de contenus proposés, un hook vague ne suffit plus à justifier le temps demandé au lecteur.

2. Trop d'informations dans une seule phrase

L'autre erreur consiste à empiler trop d'informations dans une phrase très longue. L'idée peut être intéressante et devenir compréhensible après analyse, mais la première slide ne devrait pas exiger ce travail.

Pour une personne qui ne connaît pas encore l'auteur, cet effort peut suffire à interrompre la lecture. La phrase principale doit faire ressortir l'idée, tandis que les éléments qui l'entourent peuvent apporter le contexte complémentaire.

3. La conclusion sans contexte

Donner la conclusion ne signifie pas supprimer tout le contexte. Une conclusion isolée peut ne rien vouloir dire pour le lecteur.

Il faut donc formuler une conclusion suffisamment claire, la tourner en question lorsque l'enjeu n'est pas évident, ou ajouter autour d'elle les informations nécessaires. L'objectif est de rendre la réflexion compréhensible sans revenir à un teasing flou.

Ce que ça change dans le processus de production

En 2026, ton audience reçoit énormément de publications qui peuvent sembler similaires. Pour obtenir son attention, donne-lui rapidement une raison claire de poursuivre.

Le principe consiste à donner d'abord le résultat de la réflexion. Le lecteur peut alors reconnaître une idée qu'il partage déjà, vouloir comprendre un désaccord ou découvrir un raisonnement nouveau.

Après cette première observation, nous avons refait une session avec Claude Code. J'ai corrigé les carrousels avec lui, puis il a mis à jour mes processus. Ce n'est sûrement pas encore parfait, mais je peux améliorer un élément à la fois et continuer à nourrir le système avec mes corrections.

Mon contenu part de mes appels, de mes rendez-vous, de mes paroles, de mes réflexions et de mes échanges. Je n'écris pas moi-même chaque publication, mais la matière vient bien de ce qui se passe dans mon travail. La formulation produite par l'IA doit encore être corrigée et améliorée pour se rapprocher de ce que j'aurais pu écrire à la main.

L'objectif est que ces améliorations deviennent progressivement des acquis pour Claude Code. Une fois un élément mieux maîtrisé, je peux travailler sur le suivant et continuer à améliorer la qualité du contenu produit.

Parlons de ton projet.

Dis-moi ce que tu vends, ce que tu fais déjà pour trouver des clients et ce que tu souhaites lancer ou améliorer.

Un premier message, puis un échange pour définir la mission, les moyens et les honoraires.

Parlons de ton projet