Alixan Favre

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30 jours avec l'IA dans mon marketing : le bilan honnête

Publié le 7 juin 2026 · Par Alixan Favre · 9 min de vidéo

30 jours d'utilisation quotidienne de Claude Code dans mon marketing : les vrais gains de temps, les pièges, et ce qu'un CEO ne doit jamais déléguer à l'IA.

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Ça fait 30 jours que j’utilise Claude Code au quotidien pour mon marketing, celui de mes clients, et franchement même pour ma vie de tous les jours. Les 15 premiers jours ont été lourds, beaucoup de mise en place, beaucoup de débogage, l’impression par moments de perdre plus de temps que d’en gagner. Aujourd’hui, je vois clairement ce qui est game changer et ce qui reste survalorisé sur les réseaux. Avant 2024, j’utilisais quasiment pas l’IA, j’en ressentais pas le besoin quand je portais encore mon propre business de coaching perte de poids. C’est en passant côté business partner pour des CEOs établis que tout a basculé. Voici le bilan honnête, sans hype et sans condescendance, pour quelqu’un qui pilote déjà un business à plus d’1M€/an.

L’erreur que font la majorité des CEOs avec Claude Code

La première erreur, c’est celle que j’ai faite moi-même pendant des mois. J’avais l’impression que Claude Code, c’était un truc de geek, qu’il fallait que je passe plus de temps à mettre en place et à débugger que de pouvoir vraiment l’utiliser et travailler avec. Résultat, j’ai repoussé. Tant que tu l’as pas mis en place, tant que tu n’as pas testé, tu peux ne pas t’en rendre compte. Tu restes sur l’idée que ce n’est pas pour toi parce que tu n’es pas développeur, et tu passes à côté d’un levier énorme.

L’erreur miroir, et c’est celle que je vois beaucoup chez les CEOs qui ont enfin sauté le pas, c’est l’inverse : tout vouloir y mettre, tout vouloir automatiser, partout, tout de suite. Claude Code n’est pas un substitut universel à ton équipe. Il y a des endroits où il faudra garder la qualité d’un humain, une expertise, un œil entraîné. Bien discerner les deux, ça change tout. Sinon, tu vas brûler ton énergie sur la mise en place plutôt que sur ton vrai marketing, et tu vas obtenir un rendu industriel sur des sujets qui demandaient justement le contraire.

La méthode que j’applique depuis 30 jours

Ma logique tient en trois mouvements. Tu construis la mémoire, tu délègues la production, tu actives ce que tu ne faisais pas avant. Dans cet ordre.

1. Construire la mémoire avant de demander quoi que ce soit

La première chose que j’ai faite en lançant Claude Code, c’est de lui donner accès au contexte de toutes les formations que j’ai suivies, au contexte de mes clients, à mes process. Je veux pas avoir à lui expliquer les choses constamment. Plus je l’utilise, plus il vient rechercher le bon contexte, plus il sait ce que je veux, plus il sait comment je veux que ce soit fait. Quand je lui demande de préparer une présentation PowerPoint, il sait le style qu’il doit aborder, les types de slides que j’aime, les titres que je n’aime pas, les erreurs qu’il doit éviter. Ce n’est pas un prompt à rallonge, c’est un cerveau qui mémorise.

2. Déléguer la production, garder la pensée

Moi, je suis à l’aise à l’oral. J’aime avoir des idées, structurer, penser, réfléchir. Par contre, j’aime pas produire. Écrire, rédiger, mettre en forme, ça me fatigue et je perds du temps. L’IA m’a permis de découpler les deux. Je pense, je parle, je donne une trame narrative et mes idées, et Claude Code produit le livrable. Pour une VSL, je donne la structure et l’angle, il rédige. Pour un mail client, je donne l’intention, il sort la première version. Le deuxième gain, qui est sous-estimé, c’est de ne plus jamais partir de zéro. Si tu dois préparer une publicité, un PowerPoint, un PDF, un script, partir de zéro c’est frustrant. Partir d’une base déjà construite, c’est beaucoup plus facile à corriger qu’à créer.

3. Activer ce que tu ne faisais plus faute de temps

C’est probablement le point le plus puissant. Il y a des choses que je n’aurais jamais refaites sans Claude Code. Depuis 2024, j’avais arrêté de produire du contenu, vu que je m’occupe désormais du marketing de mes clients plutôt que du mien. J’ai branché Claude Code directement avec Opus Clip pour prendre des extraits de mes vidéos YouTube et me rédiger des carrousels basés sur ce que je partage en coaching, mes appels de vente, mes conseils à mes clients. Le contenu n’est probablement pas aussi bon que si je le faisais moi-même de A à Z. Mais factuellement, je n’en faisais plus du tout. Aujourd’hui j’en publie tous les jours.

Le cas concret : mon propre marketing repris en 30 jours

Le cas le plus parlant, c’est mon site web. Avant, j’avais un site qui tournait sur Systeme.io, refait il y a quelques années. J’avais la flemme de le refaire, clairement. J’avais des idées de structure, je voyais ce que je voulais dire, mais je savais que la production allait me prendre des jours, et le rendu visuel encore plus. Le frein était double, le temps de rédaction et le temps de design, sachant que je n’ai pas de fibre artistique. Je suis plutôt en mode MVP, je fais des choses simples, mais des fois je peux me bloquer sur le rendu visuel.

En parlant avec Claude Code, j’ai pu rédiger entièrement un nouveau site, le faire coder, l’héberger, en gérer la maintenance. Le tout sans changer de chaise. Je peux modifier une page en une commande vocale. Pour des profils comme le mien, très orientés stratégie et idées mais lents à produire, c’est un frein qui saute d’un coup. Le rendu n’est pas du sur-mesure d’agence haut de gamme, l’IA donne souvent des rendus qui se ressemblent. Mais c’est un rendu semi-professionnel propre, sur lequel mes idées peuvent enfin exister publiquement.

Côté charge mentale, l’autre changement est invisible et énorme à la fois. Toutes mes idées sont stockées et rangées. J’ai la garantie que tout ce que je produis pour un client devient un vrai asset, immédiatement réutilisable. Avant, je stockais déjà tout sur Google Drive, mais c’était beaucoup moins facile à réactiver. Maintenant, je dis simplement « tu te rappelles quand j’avais fait ça pour tel client », il va piocher tout seul. Et je commence à peine à brancher le Business Manager Meta pour analyser les comptes publicitaires de mes clients. Je n’ai encore rien automatisé là-dessus, je suis à une compréhension infime de ce que ça va débloquer.

Trois erreurs à ne pas faire si tu lances Claude Code dans ton business

1. Mettre Claude Code partout par excès d’enthousiasme

C’est le piège des deux premières semaines. Tu vois que ça marche sur la rédaction d’un mail, tu veux le mettre sur l’analyse de ta data, sur ton recrutement, sur ta relation client, sur ta stratégie. Tu te disperses et tu obtiens un rendu moyen partout. Choisis trois sujets à fort levier, là où la production t’épuise, et concentre-toi dessus. Tu pourras élargir ensuite, une fois que la mémoire est solide et que les workflows tournent.

2. Produire en abondance sans jamais relire

C’est le piège que les CEOs voient le moins venir, parce qu’il se déguise en productivité. Tu lances dix carrousels, cinq mails, trois pages, tu ne relis rien, tu publies. Au début ça flatte le sentiment d’avancée. Au bout de quelques semaines, ta marque devient floue, ton positionnement se dilue et tes clients qui te connaissaient ne te reconnaissent plus. L’IA produit vite, ce qui veut dire qu’elle produit vite des bêtises si tu ne tiens pas la barre. Ton intention, ton angle, ta voix doivent rester sous ton contrôle.

3. Perdre l’espace de pensée qui te rend uniquement toi

J’écoutais récemment sur un podcast un grand marketeur dire que ce qu’il valorisait le plus en ce moment, c’était de prendre un blocnote, un stylo, et réfléchir à ses idées. Avec l’IA, c’est exactement le futur. Garder ton esprit. Prendre le temps de poser tes idées sans interface. Ne pas te perdre dans trop de productivité au point de te brûler le cerveau, à lancer plein de trucs que tu ne vas pas relire et que tu ne vas pas vérifier. L’arbitrage est simple : placer ton énergie et ton intention sur les zones qui ont le plus de retour sur investissement, et déléguer le reste à l’IA en autonomie.

Ce que tu dois retenir si tu pilotes déjà un business établi

Claude Code n’est pas un outil de plus. C’est un changement de posture sur ton propre temps. Tu arrêtes d’être le goulot d’étranglement sur la production, tu deviens celui qui dirige, qui choisit, qui valide. C’est exactement la transition que la plupart des CEOs autour d’1M€/an doivent faire pour franchir leur prochain palier, et l’IA accélère cette transition au lieu de la repousser à un futur recrutement.

L’erreur, c’est de croire que l’IA remplace ton cerveau. La bonne lecture, c’est qu’elle le libère pour qu’il fasse enfin ce qu’il fait le mieux.

Sur les semaines qui viennent, je vais continuer à explorer la connexion au Business Manager, l’analyse de comptes pub, et l’industrialisation de certains workflows clients. Je suis convaincu qu’on est encore au tout début de ce qui sera possible. Et je suis aussi convaincu que les gagnants ne seront pas ceux qui mettent l’IA partout, mais ceux qui la mettent juste où il faut, en gardant intacte la zone où leur cerveau, leur goût et leur vision font vraiment la différence.


Travailler ensemble

Si tu sens que la production t’épuise et que tu deviens le goulot d’étranglement de ton propre marketing, écris-moi, on regarde où tu bloques et comment Claude Code peut s’intégrer proprement à ton équipe. Si je ne suis pas le bon interlocuteur, on a aussi formé chez Welever Academy des bras droits marketing qui peuvent t’accompagner sur la mise en place d’un deuxième cerveau IA dans ton business.


On en discute ?

Le premier message ne t'engage à rien. On voit en 15 minutes si on peut bosser ensemble. Si non, je te dis honnêtement vers qui te tourner.