Comment vendre du high-ticket sans appel de vente
Sur des programmes B2C vendus entre 2 000 € et 5 000 €, la vente par WhatsApp a permis de passer de 30 K€ à 60 K€ de ventes mensuelles pour le meilleur closer d’un client.
Regarder la vidéo sur YouTube · 15 minChez un de mes clients, on est passés de 30 K€ à 60 K€ de ventes mensuelles pour notre meilleur closer grâce à une nouvelle méthode : vendre directement par WhatsApp. Les programmes concernés étaient des accompagnements B2C vendus entre 2 000 € et 5 000 €.
Cette méthode permet de repousser le plafond de verre des appels de vente en gérant davantage de prospects simultanément, tout en respectant leur rythme de décision.
Pourquoi l’appel de vente classique est de plus en plus difficile
Le time to sell, c’est-à-dire le temps nécessaire pour closer un prospect, s’allonge. Les gens sont plus sceptiques, ont peur d’investir et disposent de moins de moyens. La vente est donc moins facile qu’il y a quelques années.
Les prospects B2C sont aussi de plus en plus habitués aux appels de vente. Après un appel, le follow-up devient souvent indispensable. Il peut durer plusieurs jours, plusieurs semaines et parfois plusieurs mois avant de générer une vente.
Plus le closer cherche à conclure pendant l’appel, plus il risque également de voir le prospect cesser de lui répondre ensuite. Dans tous les cas, des échanges supplémentaires sont souvent nécessaires.
À cette difficulté s’ajoute une limite mécanique : pendant un appel d’une heure, voire d’une heure trente, le closer reste concentré sur un seul prospect. Comme les ventes sont réalisées par des humains, il existera toujours un plafond. L’enjeu consiste à le repousser en permettant à chaque closer de gérer davantage de conversations.
L’idée contre-intuitive : closer par WhatsApp
L’idée est venue de mon meilleur closer. Il m’a expliqué qu’il réalisait déjà la majorité de ses ventes en follow-up sur WhatsApp, après plusieurs jours et plusieurs messages.
Sa proposition consistait à supprimer l’appel initial pour les personnes intéressées. Celles-ci candidataient à l’accompagnement, puis il les contactait directement sur WhatsApp afin d’échanger avec elles par messages écrits et vocaux.
Cette approche peut sembler moins efficace qu’un échange en direct. Le closer ne peut pas traiter instantanément chaque objection ni faire monter l’émotion pour obtenir une décision immédiate. Mais cette manière de closer fonctionne moins bien qu’auparavant : les prospects veulent davantage réfléchir et peuvent revenir sur une décision prise sous une forte pression émotionnelle.
Nous avons donc laissé le closer tester sa méthode. Sur les deux mois observés, le nombre de ventes a doublé.
Les résultats observés
- 30 K€ à 60 K€ de ventes mensuelles pour le meilleur closer
- Des programmes vendus entre 2 000 € et 5 000 €
- Un marché B2C
- Un doublement du nombre de ventes sur les deux mois observés
La limite maximale du système n’avait pas encore été atteinte au moment de ce retour d’expérience.
Pourquoi WhatsApp permet de gérer davantage de prospects
En une heure de visioconférence, un closer ne peut parler qu’à un seul prospect. Sur WhatsApp, il peut envoyer des messages vocaux à plusieurs personnes, puis poursuivre d’autres conversations pendant qu’il attend leurs réponses.
Le prospect se sent également moins oppressé. Le closer n’est pas là pour lui imposer une décision immédiate, mais pour comprendre son problème. Chaque personne peut avancer à son rythme, réfléchir et en parler avec son conjoint ou sa conjointe.
La vente reste donc une conversation humaine, mais elle devient asynchrone. Le closer peut gérer plusieurs prospects en parallèle sans concentrer toute son attention sur une seule personne pendant une longue visioconférence.
Les trois ingrédients du système
1. Conserver une véritable écoute active
Le canal change, mais le travail de fond reste le même. Le closer doit écouter le prospect, comprendre sa douleur et identifier l’origine de son problème.
La personne doit sentir qu’elle fait face à un problème réel, douloureux et urgent. Sans cette prise de conscience, la vente ne se fera pas, que la conversation ait lieu en appel ou sur WhatsApp.
Les messages vocaux jouent ici un rôle important. Ils permettent de montrer que la conversation est menée par une personne réelle, alors que les prospects peuvent se méfier davantage des messages écrits automatisés. Il ne s’agit donc pas de les contacter uniquement par texte, mais d’utiliser aussi la voix pour préserver une relation personnelle.
2. Faire émerger l’urgence interne
L’objectif n’est pas d’imposer une réponse immédiate. Il consiste à aider le prospect à expliquer lui-même pourquoi il a besoin de trouver rapidement une solution.
L’urgence ne vient alors plus seulement du closer. Elle vient du prospect, qui verbalise son problème, ses conséquences et son besoin d’avancer. Cette urgence interne constitue l’un des éléments centraux de la méthode.
Le format asynchrone lui laisse aussi le temps de réfléchir et d’en parler avec son conjoint ou sa conjointe. Les objections peuvent ainsi être traitées progressivement, au fil de la conversation.
3. Favoriser le passage à l’action avec une offre spéciale
Le principal risque de la vente sur WhatsApp est de voir la décision constamment repoussée. Puisque le prospect dispose de davantage de temps, la conversation peut durer sans jamais déboucher sur un achat.
Une offre spéciale peut créer l’impulsion nécessaire. Elle intervient au cours de la conversation, dans les jours ou les semaines qui suivent le premier contact, afin d’inviter le prospect à prendre une décision rapidement.
L’objectif n’est pas de reproduire la pression d’un appel de vente, mais de donner un avantage concret à une décision prise maintenant plutôt que plus tard.
L’exemple d’EasyJet Plus
J’ai moi-même rencontré cette situation avec EasyJet Plus. Cet abonnement permet notamment de bénéficier d’un deuxième bagage et d’embarquer plus rapidement.
Je prenais beaucoup l’avion sur les lignes concernées et j’étais prêt à acheter l’abonnement. Mais, au moment de payer, j’ai constaté qu’il suffisait de le souscrire au moins 24 heures avant mon premier vol pour profiter de ses avantages. Comme ce vol devait avoir lieu un mois plus tard, acheter immédiatement m’aurait fait perdre un mois d’utilisation.
J’ai donc décidé d’attendre avant de payer. Pour EasyJet, le risque était qu’une, deux ou trois semaines plus tard, je change d’avis, estime ne plus avoir besoin de l’abonnement ou choisisse une autre solution.
Une offre spéciale aurait pu favoriser une décision immédiate. Par exemple, une réduction de 30 % pour un achat dans les sept jours m’aurait amené à arbitrer entre cette économie et l’attente d’un mois. Dans cette situation, j’aurais acheté tout de suite.
Cet exemple montre le rôle de l’offre spéciale : transformer une intention d’achat réelle en passage à l’action, sans recourir à la pression d’un appel.
Une méthode fondée sur trois principes
Le système de vente sans appel repose donc sur trois éléments :
- Écouter le prospect et identifier une douleur réelle.
- L’aider à formuler sa propre urgence à trouver une solution.
- Créer une impulsion supplémentaire avec une offre spéciale.
Dans le cas observé, cette méthode a permis de doubler les ventes mensuelles du meilleur closer sur des accompagnements B2C vendus entre 2 000 € et 5 000 €. Elle demande néanmoins de savoir gérer plusieurs conversations en parallèle et de maîtriser l’écoute active par messages écrits et vocaux.